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Cheffe, Inventrice et Ingénieure ?

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Cheffe, Inventrice et Ingénieure ?

Jusqu’où va-t-on aller avec cette absurde féminisation des noms que l’on croit à tort masculins à l’origine alors qu’ils sont de genre neutre et que celui-ci se confond avec le masculin ? Que cela est ridicule ! Cela ne sert en rien la cause des féministes mais plutôt celle des ignares !

CHEFFE

 

12 réponses

  1. Chloé Marot dit :

    Cher Thierry,
    Etant l’auteure (hihi) de cette mini-chroniqué, je me permets de vous donner ici quelques précisions qui, je n’en doute pas, vous intéresseront grandement !
    La Rédac-Cheffe (hihi) technique de Causette, magazine dans lequel est parue cette brève, m’a autorisée à copier ici sa réponse :
    « Dans Le Robert, digne dictionnaire dont le rédacteur en chef est Alain Rey, dans sa version numérique, les trois occurrences féminines existent.
    Dans Le Larousse, version papier, inventrice et ingénieure existent. Quant à chef, il est féminisé en « la chef ».
    Enfin, dernier point, le genre neutre n’existe pas dans notre langue. »
    Cordialement,
    Chloé Marot

  2. Thierry BRAYER dit :

    Certes, mais un dictionnaire n’est pas un code de la langue française (Voir ici) : il reflète simplement le parler usuel. Et chacun de nous va de sa responsabilité quand il modifie la langue, volontairement ou pas. J’ai donc le droit, tout comme vous pour son contraire, de trouver ridicule cette féminisation à outrance, même si les dictionnaires, qui cèdent à l’actualité, en font écho dans leurs pages. Ce qui me gêne le plus, en fait, est qu’on en fasse une priorité féministe, voire un combat, comme si les femmes étaient attaquées par cette règle donnée à tort par nos instits : « le masculin l’emporte sur le féminin ». Alors, pour corriger ceci, on triture la langue au lieu de faire comprendre le pourquoi du comment de cette règle qui disait à l’origine : le neutre l’emporte sur tout, mais le neutre, en français, c’est le masculin. Ce qui donna jadis : Madame LE directeur, madame LE maire, madame LE président… avant de devenir Madame LA directrice, madame LA maire, etc. C’est donc par fierté que vous vous nommez cheffe, ingénieure, écrivaine ? Sincèrement, je ne comprends pas votre bataille, que vous finirez par gagner, car la langue française ne sait pas bien se défendre.

  3. massiva dit :

    Si les femmes ne doivent pas, selon vous, s’attaquer à la langue française, pourquoi la langue devrait avoir à se défendre contre les femmes! les femmes ne l’attaquent pas!
    les femmes actrices de leur époque,comme toute partie active de la société contribuent à faire vivre. Elle façonnent leur époque et la langue française. Et si celle-ci change et évolue c’est qu’elle vit. Et donc, elle ne doit pas se défendre contre les femmes qui la changent mais bien les remercier de la faire vivre!

  4. Thomasson dit :

    Cher Thierry Brayer

    Sachez vous appuyer sur les directives de l’Académie française qui défend très bien notre langue contre ces hordes d’illettrés qui ne respectent même pas les consignes de cette honorable institution. Renvoyez donc toutes les Chloé Marot vers cette mise au point : http://www.academie-francaise.fr/actualites/la-feminisation-des-noms-de-metiers-fonctions-grades-ou-titres-mise-au-point-de-lacademie

    et surout demandez leur comment elles comptent apprendre le charabia qu’elles pratiquent à leurs enfants et exiger d’eux une saine écriture de notre langue.
    Enfin, ne vous laissez pas marcher sur les pieds par un argument bidon : le genre neutre existe en français qui utilise quand de besoin le masculin comme neutre. C’est ainsi.
    Et c’est aussi cela qui fait la réputation de notre langue dans le mon entier, reconnue comme particulièrement précise par tous les linguistes, y compris du genre féminin.
    Madame Marot mène en réalité un combat de politique au détriment de la langue.

  5. Thierry BRAYER dit :

    Comme je suis en accord avec vous !!!

  6. Thalia dit :

    Je n’ai jamais vu autant d’idiotie dans un seul article.
    Le. genre. neutre. n’existe. pas. dans. la. langue. française.
    Je ne sais pas combien de fois il faudra le répéter, mais la neutralité n’existe pas dans la langue française.
    « The », c’est neutre
    « Le », c’est masculin
    Je ne suis pas spécialement pour la féminisation des noms français, je suis pour l’égalité homme femme. Pour résoudre tous les problèmes, autant inventer un genre neutre, et hop ! plus de soucis !
    Parce que « Le masculin l’emporte sur le féminin », c’est un peu gros.
    Imaginez. Une Société où le contraire existe. « Le féminin l’emporte sur le masculin », on répète sans cesse aux jeunes enfants. Bertrand veut devenir aviatrice, certaines de ses petites camarades lui répondent que c’est un métier pour les femmes. Elles se font réprimander, mais Bertrand continuera a devoir se battre pour atteindre son rêve.
    Des années plus tard, Bertrand rencontre Gérard, une célèbre politicienne. Gérard lui avoue avoir marre d’être sans cesse appelé « Monsieur la présidente », il trouve que le neutre devrait dépasser le féminin. Car l’égalité n’est pas présente.
    Bertrand et Gerard commencent à agir mais leur chemin est semé d’embûches.<> <> <>
    Des plus grandes causes comme quoi ? Si Bertrand et Gérard ne possèdent même pas l’égalité femme-homme, ils ne peuvent pas agir.

    Comprenez vous, maintenant, tous les enjeux de la féminisation des noms ?

  7. Thierry BRAYER dit :

    « Le masculin l’emporte sur le féminin » est ce que les instits disaient jadis, alors que les garçons pavanaient et les filles hurlaient. S’ils avaient dit « le masculin est neutre en cas de groupe masculin/féminin et aucun cas ne représente la force suprême de l’homme sur la femme », le charabia que vous semblez approuver n’aurait pas lieu d’être. D’autres langues comme l’anglais n’ont pas ce problème d’égalité. Nous, nous en avons un, et au lieu de le résoudre, nous l’aggravons avec une féminisation complexe et des phrases du style « les élu-e-s sont les représentant-e-s du peuple ».
    Et merci à vous, Thalia, d’avoir lu mes « idioties ».

  8. Denyse Quesnel dit :

    Alors, on écrit chef ou cheffe pour féminin ? Merci ! ☺

  9. Thierry BRAYER dit :

    En ce moment, j’ai l’impression que l’on fait tout et n’importe quoi !

  10. Nounours2627 dit :

    Pour comprendre en quoi le masculin a le double rôle de neutre, il faut prendre du recul par rapport à son nom et regarder comment le français est construit :

    Le masculin est le genre non-marqué, en français. C’est à dire qu’il n’existe en réalité aucun accord masculin. Les mots dans leurs formes la plus basique sont masculins singuliers. Dire qu’on accorde au masculin serait comme dire qu’on accorde au singulier. Le mot ne change pas, il reste de base. À de rares exceptions près, les mots sont plus courts et plus simples au masculin singulier.

    Concernant toutes les phrases impersonnelles, on emploie tout le temps le masculin. « Il fait beau », « Il est 9h », « Il était une fois une princesse », « Il est impératif que tu […] », etc… On n’a jamais dit, lu ou écrit : « Elle fait belle » (en parlant de la météo), « Elle était une fois une princesse » (ou ça n’a plus le même sens), « Elle est impérative que tu[…] ».

    Les adverbes et locutions adverbiales sont invariables et restent inchangés. Les mots ayant un possible accord féminin ou pluriel ne doivent pas être accorder. On dit « Elles sont fort belles » (fort = fortement) et non « elle sont fortes belles ». « Elles sont arrivées en premier » et non « elles sont arrivées en premières ». Les mots restent dans le genre « de base ».

    En regardant la construction du français, il est évident pour toute personne de bonne foi que le genre dit « masculin » joue en réalité le double rôle de neutre et n’a de « masculin » que le nom. La locution « le masculin l’emporte sur le féminin » a été faite pour des motivations évidemment sexiste mais s’arrêter à la seule locution sans même regarder comment fonctionne le français serait faire l’erreur de traiter le problème superficiellement.

    À partir de cette même situation et de notre même français (le « masculin » non-marqué joue le rôle de neutre), peut-être aurait-on dit dans une société à l’opposé de la notre, avec une domination féminine écrasante : « le masculin n’existe pas ». Le « masculin » se serait appelé « neutre » car il est effectivement impossible lorsqu’on emploie le « masculin » (neutre) de savoir si on parle d’une femme ou d’un homme, là où le féminin permet de distinguer explicitement uniquement des femmes.

    Selon le point de vue, de notre même langue, on peut tirer une conclusion tout autre. Il suffit de changer une dénomination pour se rendre compte que ce ne sont pas les femmes qui sont invisibilisées, mais les hommes.

    D’une manière plus extrême, on pourrait trouver que c’est le féminin qui est sexiste. Il y a « les gens » (« masculin » neutre) et puis « les femmes » (féminin). Vouloir renforcer l’emploi du féminin serait vouloir renforcer le sexisme. Car après tout, pourquoi avoir 2 genres? (quid des non-binaires?) Pourquoi le féminin? À quoi sert le féminin? La simple différence monsieur-madame est sexiste. « Monsieur » vient de « mon sieur » qui vient lui-même de « mon seigneur ». « Madame » vient de « ma dame ». Les hommes sont des seigneurs, peuvent commander des armées, contrôler des terres! Les femmes sont… des dames… Non, pas de « seigneurE » ou de « seigneurette » mais juste des « dames »…

    Concernant les comtes/comtesses, roi/reine et autres féminisations de noms de fonctions, l’immense majorité du temps, cette distinction a surtout permis de distinguer qui a le plein pouvoir. Le comte dirige le comté et la comtesse… est l’épouse du comte, n’ayant du pouvoir que par procuration ou une fois veuve. De manière plus contemporaine, féminiser les noms de fonctions est un outil de plus pour faire une distinction à l’embauche, sur les salaires et les avantages. C’est un outil de plus pour le sexisme, est-ce réellement à encourager? Si l’on veut réellement tendre vers un idéal où femmes et hommes sont traités indistinctement, il faudrait peut-être commencer par les nommer de la même manière. Même travail, même salaire, mêmes avantages, même reconnaissance,… même nom!

    On veut que le sexe des gens n’aie pas plus d’importance que leur couleur de peau, leur taille ou leurs cheveux. Il faut donc commencer par ne pas créer un genre grammatical permettant de les discriminer sur base de ces critères. Pour mieux se rendre compte de l’absurdité du raisonnement : est-ce en créant un genre grammatical pour les noirs qu’on va combattre le racisme et favoriser l’inclusion? Est-ce nécessaire de créer un genre grammatical pour mettre en évidence nos différences ou n’est-il pas préférable que nous soyons tous invisibilisés mais indistinctement, ensemble et unis?

    Il n’y a pas ce soucis en anglais. À part de rares exceptions venant elles-même du latin/français (comme actor-actress) ou de manière analogue à « comte-comtesse » (distinguer homme et femme pour dire qui a le pouvoir), ils ont choisit de ne rien féminiser du tout et de garder la forme basique en suffixe « or » « er » (« eur » en français) en l’employant comme neutre. Et de manière général, aucun métier ou fonction moderne n’est féminisé. Seuls les métiers utilisant explicitement man (homme) ou woman (femme) dans leurs noms ont subit une réforme pour avoir un nom neutre. Fireman (homme du feu) est devenu firefighter (combattant du feu) mais quel que soit le genre du pompier! C’est pour moi une meilleure piste. Mais dé-féminiser le français serait un demi-tour absolu de la mouvance actuelle.

  11. Nounours2627 dit :

    « Le. genre. neutre. n’existe. pas. dans. la. langue. française.
    Je ne sais pas combien de fois il faudra le répéter, mais la neutralité n’existe pas dans la langue française. »

    Peut-être que le répéter n’en fait pas une vérité…

    On l’appelle le genre « masculin », mais dans les faits (adverbes et locutions adverbiales, phrase impersonnelles genre « il est 9h », et le fait que c’est un genre non-marqué), il a toutes les caractéristiques du neutre… Hormis sont nom. Oui, on l’appelle « masculin » mais dans les faits, c’est le neutre.

    Et si le seul argument en faveur du contraire c’est « ça s’appelle masculin ». Ben qu’on le renomme « neutre ». Inutile de réinventer tout le français et féminiser tous les noms de métiers.

  12. Thierry BRAYER dit :

    Merci de votre commentaire particulièrement bien étayé : je trouve que votre exemple « est-ce en créant un genre grammatical pour les noirs qu’on va combattre le racisme et favoriser l’inclusion? » est juste et aura effectivement l’effet inverse !

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