Perles

Le dictionnaire

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Le dictionnaire ? Ah la belle affaire !

À quoi sert un dictionnaire : à y ranger des mots dans un certain ordre pour en trouver et l’orthographe et la définition, parfois plus. Et il y a en a, des mots, des anciens, des peu usités, des démodés, des ringards, des nuls, des pas beaux, des super chouettes et puis des nouveaux, nés d’un esprit qui a fait écho. Bref, il suffit de lire sa définition dans lui-même pour le savoir !

Alors, le mot entre dans le dictionnaire comme on entre au Panthéon, là où il y a tous les Dieux, comme son étymologie l’indique. Et puis si le mot s’évanouit, s’il s’éteint, s’il meurt, alors on l’enterre, mais ailleurs… Quelle belle vie quand même ! Et comme nous, il ne sait quand et où l’attend la mort que la grande effaceuse viendra lui donner plus ou moins tôt, plus ou moins justement.

On le fait entrer ? On le fait sortir ? Mais qui est ce « on » ? Est-ce une autorité supérieure, une sorte de dictateur, d’empereur, de beau parleur ? En tout cas, quel pouvoir il a ce on puisque nous l’écoutons, pardon, nous les lisons : pire, nous lui obéissons, à ce on !

En fait, rien de tout cela : ce ne sont que les équipes du Larousse, du Robert, de l’Académie française et des autres, qui ont décidé qu’on avait assez entendu tel ou tel mot pour l’y faire entrer, et trop entendu pour l’effacer.

On oublie juste que les mots n’appartiennent à personne, car ils appartiennent à tout le monde ! Qu’un mot soit ou ne soit pas dans un de ces/leurs dictionnaires ne veut pas dire qu’il existe ou qu’il n’existe pas ou plus. C’est juste que ces éditeurs à but lucratif n’ont fait qu’un recensement du langage courant pour vendre leurs ouvrages particulièrement utiles tout en faisant croire qu’ils ont autorité.

Or non !

Notez juste que leurs dictionnaires ne sont pas LA référence, mais une référence, un instantané et une photo d’une époque, rien de plus. On leur donne plus d’importance qu’ils en ont, sauf peut-être pour l’orthographe, quand ils ne se trompent pas comme celui de l’Académie française qui en 1935 préféra utiliser « ph » pour écrire Nénufar ! (Word souligne ce dernier mot de rouge colère !).

Alors quand on vous dira : « C’est pas dans le dictionnaire », vous pourrez répondre avec malice : « Oui, et alors ? ».

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